VILLAGE DE BERCHEUX

Bercheux-paysage

A la rencontre du génie des lieux.

Assenois, Bercheux, Chaumont, Clochimont, … nos villages se ressemblent comme des frères. Mais ne vous y trompez pas, chacun d’entre eux possède une personnalité bien à lui, coulée au creuset du travail des hommes et martelée à la forge des siècles.

Certaines localités ont connu un destin flamboyant et laissé de nombreux témoignages. D’autres, plus discrètes, gardent jalousement dans les épines de leurs haies le secret de leur âme. Mais les plus beaux trésors ne sont-ils pas les mieux cachés? Les découvrir exige persévérance et intuition, lors de  recherches dignes d’un Da Vinci Code. Ces investigations, riches en trouvailles surprenantes, mettent en lumière l’originalité attachante de certains agglomérations.

 Tel est Bercheux, au tempérament bien trempé, pugnace et têtu, dont les habitants ont saisi leur destin à bras le corps dans les moments difficiles. Un village méconnu qui mérite à coup sûr un petit coup de projecteur!

Etymologie.

On retrouve la plus ancienne trace écrite d’un « Bercheu » sans ‘x’ dans des archives du diocèse de Liège, datant du onzième siècle.

Les origines du nom se dissimulent dans les broussailles du passé. Celtes, Latins, Germains et Francs ont occupé successivement nos régions, se sont mélangés, ont confondu des termes de vocabulaire très semblables phonétiquement, mais aux significations différentes. C’est pourquoi, pour être complet, il nous faut envisager diverses hypothèses aussi plausibles les unes que les autres.

Racine celtique ? Si on décompose Bercheux en ses syllabes, on retrouve chez les Celtes le « ber » de berceau, une forme en quille de navire qui évoquerait le creux d’un vallon protégé; « cheux » viendrait de « chi », « t’chi » ou « t’che », qui signifie « ici » ou « endroit ».

Latine ? En Latin, « ber » peut être issu de « ber(bex) » (brebis, mouton), ou de « (li)ber »: homme libre. N’oublions pas que l’élevage de moutons constituait l’occupation principale des agriculteurs gallo-romains de nos régions.

Germanique ? Dans certains idiomes germaniques, « ber » se rapprocherait des adjectifs « épineux »,  « broussailleux », ou peut-être « belliqueux », « susceptible » s’il s’agit d’une personne ou d’une tribu.

D’autre part, chez les Germains, « berht » signifie lumière, brillant (d’où: Bertha, Bertrix, Bertogne); « bern »évoque l’ours (Bernard, Bernimont). Toutefois, ces deux racines diffèrent du « ber » de Bercheux.

Francique ? Dans le langage ancien des Francs (francique), « ber » ou « baro » est proche du latin « liber » ou homme libre; « ché » ou « cheu » est sans doute une corruption du celtique « t’chi », chi, qui signifie « ici », « cette maison-ci ».

Ou multiple ?  La piste francique semble la plus séduisante. « Bercheux » signifierait « Village des hommes libres », mais son nom évoque aussi, par ses vieilles racines celtiques et germaniques, le site bien abrité du village (berceau), et protégé par des broussailles épineuses…

L’étymologie de Bercheux cache d’emblée une complexité insoupçonnée. La suite de notre enquête va conforter cette impression et nous emmener de découvertes en découvertes, sur la trace des origines d’un village au passé surprenant.

Un berceau exposé au midi.

A l’origine, les premiers habitants de nos contrées se sont installés dans des clairières exposées au midi, auprès d’une source ou d’un ruisseau, tout en évitant les endroits marécageux et leurs miasmes.

Le coeur de Bercheux bat au fond de la rue Haute, là où un mince filet d’eau prend sa source. Quasi indécelable, son mince ruban serpente parmi les habitations, se glisse sous les ruelles, puis se faufile discrètement hors du village pour rejoindre le ruisseau des Cuvalles et descendre vers Juseret au milieu des prés verdoyants.

Ces prairies opulentes firent jadis la prospérité de Bercheux. Irriguées et fertilisées par les rejets organiques du village charriés par le ruisseau, elles assuraient la récolte de foin pour l’hiver. A superficie égale, elles valaient trois fois une terre labourable et dix fois une terre essartable.

La carte du Comte de Ferraris, levée entre 1771 et 1778, indique la position idéale dont jouissait Bercheux, agglomération lovée au creux d’une courbe de relief, disposant au sud de prairies et sur son pourtour de terres cultivées. On remarque également le découpage des parcelles proches du village, ses jardins clôturés par des haies vives et plantés d’arbres fruitiers.

Bercheux est idéalement exposé au midi, adossé à une de ces élévations de terrains qui bossellent la crête des Ardennes sur son flanc méridional. Cette situation confortable, ainsi que la forme de la cuvette où le village est né, lui valurent peut-être l’appellation de « ber-tchi » (berceau) de la part de ses premiers occupants Celtes ou Gallo-Romains?

Histoire : petite balade au fil des siècles.

V-IV° siècles avant JC: la dame de Lionfaing.

Bercheux a-t-il une origine celtique? Les preuves décisives manquent, mais la présence presque effacée de tombelles pourrait le laisser supposer. Elles sont dispersées entre le hameau de Lionfaing, le plateau de la « Fluscha » et un point culminant appelé « Tainière ». Entre Bercheux et la Fluscha, un lieu-dit porte le nom évocateur de « Drî les Tombes ».

Ces tombelles datent des V° et IV° siècles avant JC, une époque appelée « Tène » durant laquelle la civilisation celtique florissait en Champagne-Ardenne. Le mot « Ardenne » proviendrait du celtique « Ar Duen », qui signifie « la Noire », dénommée ainsi en raison de l’épaisse forêt qui couvrait alors nos régions.

Les fouilles archéologiques réalisées sur le site de Lionfaing ont permis la découverte d’un torque, sorte de bijou ouvragé à partir de brins de métal entrelacés et torsadés. Composé de deux bracelets de bronze et d’un anneau de fer, le torque de Lionfaing a orné le bras d’une femme au statut élevé. Princesse ou prêtresse, la Dame de Lionfaing a sans doute arpenté les alentours de Bercheux et, qui sait, compté parmi les premiers habitants de « Ber-tchi »?

I-V° siècles après JC: Bercheux aux confins de grands domaines gallo-romains.

Jusque -57 avant JC et la conquête de la Gaule par Jules César, les Celtes de l’Ardenne sont restés seuls maîtres de leur pays couvert de forêts, au climat rude et à la terre ingrate. Les Romains vont changer les donnes et ouvrir la région vers l’extérieur par la construction de leurs célèbres chaussées. Ils apportent leur civilisation et découpent le territoire en vastes domaines appelés « villas ».

Situé aux confins des villas Caviniacum (Sainte-Marie Chevigny), Longlare (Longlier) et Nervia (Nives), Bercheux dépendait de la dernière nommée. Cette situation excentrée par rapport aux sièges de pouvoir a peut-être donné à ses habitants une sensation de liberté, une identité forte. D’où la dénomination de « (li)ber-ché », village des hommes libres? Cette impression d’indépendance va se vérifier dans les périodes de l’histoire qui vont suivre.

VI-XI° siècles: quartes-chapelle dédiée à Saint Martin de Tours.

Le Moyen-Age reste une période obscure pour notre petit coin d’Ardenne. Au cours des VIII et IX° siècles, les paroisses catholiques prennent leur identité définitive et les églises-mères sont fondées. En raison de sa position aux confins de grands domaines, Bercheux reste pendant longtemps une quartes-chapelle (quarta capella) qui dépend de l’église pleine de Nives (integra ecclesia Nervia).

Au 11° siècle, le village de Bercheux se situe en limite extrême du diocèse de Liège, et des archives de l’époque renseignent sa paroisse comme quartes-chapelle dédiée à Saint-Martin de Tours, tout comme Nives, son église-mère. Saint Martin était particulièrement vénéré par les premiers chrétiens de l’Ardenne. Ses premiers disciples sont réputés avoir détruit les derniers autels païens, pour les remplacer par des stations dédiées à leur Saint.

Ils appelaient ces relais des « chapelles » en raison de la légende de Saint Martin, légionnaire romain affecté en Gaule. Lors d’une de ses rondes de nuit, un soir d’hiver 338 à Amiens, il rencontre un déshérité transi de froid. Il tranche pour lui son manteau, ou du moins sépare  doublure et pelisse, et garde pour lui le tissu le plus mince. Par la suite, cette cape sera conservée et vénérée dans un lieu nommé « capella », à l’origine du mot « chapelle ».

Il décède le 8 novembre 397. Une autre légende veut que les fleurs se soient mises à éclore le 11 du même mois, au passage de son cercueil lors de son dernier voyage entre Poitiers et Tours. Ce phénomène étonnant donnera naissance à l’expression « été de la Saint Martin ». De nos jours, on fête dignement la Saint-Martin à Bercheux; son église, fleurie magnifiquement, mérite à elle seule une visite et fait honneur à son Saint Patron!

XII-XV° siècles: misère au village.

Siècle après siècle, le haut-plateau ardennais voit partir en lambeaux sa forêt protectrice, épais manteau autant que mère nourricière inépuisable. L’homme des champs, le pasteur ardennais, est vitalement lié à la forêt d’où il tire du matériau pour construire sa maison, des instruments de travail, du combustible pour le chauffage et la cuisson des aliments. Il y emmène paître ses animaux, récolte des faînes pour l’huile ménagère et d’autres fruits des bois. La prise de quelque gibier améliore son ordinaire.

Or, dès 1400, les campagnes sont fortement dénudées. Pour Bercheux, la situation devient difficile, en raison sa position géographique en limite de la mairie de Chaumont. Ses habitants doivent aller chercher leur usage en forêt d’Anlier! Faute de bois, il faut se chauffer au genêt, ou grappiller des ramilles sur les territoires voisins. Les « bribeux » de Bercheux se heurtent aux « rawiès » de Vaux-lez-Rosières; ce dernier surnom survivra.

En 1469, 9 maisons (feux) payent leurs impôts. En 1495, une seule est encore en mesure d’assurer cette charge! Les temps sont durs pour Bercheux, en cette deuxième moitié du 15° siècle.

XVI° siècle: la Longue Guerre de France.

Le début du 16° siècle semble à nouveau sourire aux Bercheutois. En 1501, 8 feux sont recensés; 1525, 2 de plus.

Hélas, en 1527, alors que la guerre reprend entre François Ier et Charles-Quint, Bercheux est pillé et mis à sac par les Français. Proche de Neufchâteau et de la France, le village subit les incursions guerrières de Robert de la Marcq, seigneur de Sedan. Ce dernier n’est autre que le tristement célèbre « Sanglier des Ardennes ». Soutenu par le roi de France,  lui et sa bande de soudards ravagent les villages et commettent les pires exactions.

Les décennies suivantes sont catastrophiques pour les habitants de Bercheux, continuellement exposés aux passages des gens de guerre. Mais ils restent solidaires dans l’adversité, égaux et libres de leurs destins.

En 1591, des biens de la communauté sont vendus pour subvenir aux grandes nécessités des plus pauvres. Nos régions subissent alors un « petit âge glaciaire », et malgré son potentiel agricole, Bercheux peine à nourrir ses ouailles.

En 1598, la Paix de Verviers est enfin signée, qui met fin à la « Longue Guerre de France ». Les villages de Haute-Sûre poussent un soupir de soulagement. Ils ont évité le pire et n’ont pas subi le sort de Bercheux, littéralement laminé par un siècle de misère.

XVII° siècle: le prix de la liberté.

Au seuil du 17° siècle, Bercheux est exsangue, mais ses habitants ont appris la solidarité. A force de travail et de courage, les plaies se cicatrisent peu à peu; le village compte 17 feux en 1611!Sa petite communauté, devenue terriblement méfiante envers les étrangers et les personnes de haut rang, s’est refermée sur elle-même et adopte un comportement cabochard qui détonne singulièrement dans le paysage humain de  notre petit coin d’Ardenne.

Dans la galerie des personnages historiques de Bercheux, on peut citer de manière anecdotique les familles « de Naves » et « de Barsin »; Francois du Mont, écuyer. Rien de comparable aux légendaires seigneurs de Cobreville, Sibret ou Assenois-Chaumont!

Débrouillards et résolus, les Bercheutois n’en font qu’à leur tête. En 1626, le souverain,  afin de remplir ses caisses vidées par la Guerre de Trente Ans (1918-1948), engage à des particuliers sa fonction judiciaire, en échange de belle monnaie sonnante et trébuchante. Pour 1700 florins, Robert du Monceau (Juseret) obtient juridiction sur Lescheret, Juseret et Bercheux. Réaction éblouissante de fierté et d’indépendance, les manants de ces trois villages, Bercheux en tête, remboursent illico le vil opportuniste! Ils n’auront dès lors de comptes à rendre qu’à la justice du Sa Majesté. Ils dépendent du marquisat d’Arlon., et de la prévôté de Bastogne.

La Guerre de Trente Ans déroule son tapis de malheurs. Suit la peste de 1656, laquelle fauche 85 % des habitants de la Haute-Sûre. Mais les Bercheutois ont retenu les leçons de la Longue Guerre de France et savent que seule la fuite permet d’éviter la contagion: « Pars vite, va loin, et reviens tard! ». Mais ils n’abandonnent pas leur village. Par petits groupes, ils se réfugient en forêt dans des cabanes sur fourches, et viennent, soir et matin, soigner le bétail qu’ils ont laissé au village. Le lieu-dit « les Huttes », à l’entrée de Bercheux en venant de Neufchâteau, rappelle sans doute cet épisode difficile dans l’histoire de la localité.

XVIII° siècle: indépendance et fierté.

En 1715, le Luxembourg passe sous les Habsbourg de Vienne et vit alors de longues décennies de paix. En 1766, Bercheux compte 196 habitants. Sa situation est enviable, car aucun Seigneur ne les opprime, tandis que prévôts et officiers de sa Majesté restent raisonnables.

Les biens communaux apportent un certain confort de vie, jalousé par beaucoup d’étrangers qui voudraient venir s’installer sur leurs terres. Les Bercheutois font preuve alors de xénophobie et repoussent sans ménagements les « illégaux sans-papiers » venus s’installer chez eux dans des cabanes de fortune. Un esprit de clocher s’installe de manière durable.

Hélas, la fin du 18° siècle voit le retour des Français, haïs viscéralement par les gens de Bercheux. Ils sont emmenés par Napoléon et sa soif de conquête. En automne 1798 éclate en Luxembourg la « Guerre des gourdins », explosion de colère aussi naïve qu’inutile. Une embuscade au bois des Huttes tourne mal, et deux Bercheutois sont condamnés à la guillotine en avril 1799: Henri-Joseph Leroy et Pierre Gillet.

XIX° siècle: la paix aux champs.

Sous Napoléon, Bercheux, Juseret et Lescheret, curé, vicaire et agents municipaux en tête, manifestent une opposition irréductible à la France. Le territoire subit une réorganisation administrative. Le 6 mars 1802 (15 ventôse an X), notre région se nomme Départements des Forêts; Bercheux est repris dans l’Arrondissement de Neufchâteau, canton de Fauvillers.

Juin 1815, Napoléon est vaincu et nous passons sous domination hollandaise jusqu’à l’avènement de la Belgique en 1830. En 1823, Bercheux fait partie de la commune de Juseret, laquelle comprend également Lescheret, Ebly, Chêne, Maisoncelle et Vaux-lez-Chêne.

En 1893, cette grosse entité est séparée en deux communes: Juseret (trois villages et 2333 ha) et Ebly (quatre localités et 1851 ha). La paix est enfin revenue aux champs, après des siècles de misères. En 1821, Bercheux compte 214 habitants; en 1846: 304; 1900: 370! La progression démographique est fulgurante et Bercheux n’est rien moins que le troisième village en importance de population si l’on considère l’actuel territoire de Vaux-sur-Sûre, derrière Vaux-lez-Rosières et Sibret.

Du XX° siècle à nos jours.

Bercheux, petit village ardennais au passé durement chahuté, a fait honneur à l’étymologie de son nom: « Village des hommes libres ». A l’aube du 20° siècle, il dépend de la commune de Juseret.

Passent les deux guerres mondiales et ses cortèges de vicissitudes. Ses fils partent sous les drapeaux, et quelques-uns y laisseront la vie. Un aviateur anglais s’écrase aux Cuvalles en 1942; il repose au cimetière de Bercheux, où sa tombe discrète intrigue bien des visiteurs. Après guerre, des enfants ont souvent cueilli pour lui des fleurs des champs, hommage ô combien émouvant!

En 1976, la commune de Juseret rejoint le grand Vaux-sur-Sûre, et Bercheux se voit coupé un peu plus de ses liens historiques avec Ebly et Neufchâteau.

Bercheux comptait 398 âmes en 1908, pour seulement 307 en 1981. Ni les guerres ou une quelconque épidémie n’explique cette chute démographique. Nos campagnes se sont dépeuplées suite à l’implosion de la paysannerie durant les cinq dernières décennies. Bercheux, village agricole avant tout, a vu s’éloigner ses enfants vers d’autres activités.

Bercheux : l’aubépine.

A l’image de l’aubépine, Bercheux est un village qui se fond parfaitement dans le paysage ardennais. De taille modeste mais buissonnant, ce bel arbrisseau supporte des coupes fréquentes et rejette de souche, comme Bercheux le fit au 16° siècle après la Longue Guerre de France.

Ses branches épineuses accueillent de nombreux animaux, oiseaux et petits mammifères, tout heureux de s’y réfugier. En automne, il porte quantité de drupes, petites baies rouges très nourrissantes. Ses fleurs, feuilles et fruits tenaient une place appréciable dans la pharmacopée de nos aïeux; pris en tisane, infusion ou consommés frais, ses principes actifs soignent les affections cardiaques.

De plus, les haies d’aubépines ont servi de clôtures durant des siècles, avant l’apparition des fils barbelés après la première guerre mondiale. Ces remparts naturels protégeaient le bétail des intempéries et empêchaient leur vagabondage.

Dans la Grèce antique, l’aubépine était un symbole de protection et de pureté dont on parait les chambres nuptiales et les berceaux afin d’en chasser les mauvais esprits. Pour le peuple celte, il s’agissait d’un arbre sacré dont la destruction présageait une catastrophe imminente pour son auteur. L’aubépine aurait le pouvoir d’éloigner la foudre; on peut s’y abriter en cas d’orage.

Pour la chrétienté, ses fleurs blanches aux étamines rouges représentent la Vierge Marie (blancheur immaculée, gouttes de sang). L’aubépine, ou épine blanche, est symbole de bonheur, de prospérité et de fidélité conjugale.

Arbre de Protection, solide et solidaire, l’aubépine cache un coeur d’or sous ses ramures épineuses. A sa ressemblance, Bercheux a résisté aux outrages de la guerre et des hommes; il s’est paré d’épines pour protéger ses habitants des nombreux prédateurs qui menaçaient sa quiétude. Il a su prendre son destin en main et compter sur ses propres forces.

Cette opiniâtre résistance s’est vécue au quotidien, sans grand coup d’éclat historique. Tout au long des siècles, Bercheux a mérité la réputation suggérée par son étymologie: « Village des hommes libres ».

Bercheux: une localité attachante digne de son arbre emblématique: l’aubépine !

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