MORHET

 »Morwaldiheis » au 11° siècle.  »Moroldiheis » en 1103.  »Morhey » en 1469.

 »Mör » (pente, talus),  »wald » (forêt),  »heis » (hêtre): racines germaniques. Morhet signifierait  »pente couverte d’une forêt de hêtres ».

À l’origine, Morhet était une tenure (dépendance) de la villa de Loupville-Rechrival. Il faisait partie de la paroisse de Mande-Sainte-Marie, église-mère démembrée au 19°siècle  et transférée à Chenogne. Le  »village des bruyères » ne disposait pas d’un lieu de culte, et ses paroissiens devaient donc se rendre  jadis à Mande pour assister aux offices et y enterrer leurs défunts. Quelques habitants de Mor-haye élevèrent un oratoire, lequel fut successivement transformé en chapelle, puis en église paroissiale. Début du 17ème siècle,  la paroisse de Morhet s’affranchit de Mande-Sainte-Marie et devint la paroisse Saint-Denis.

Le village avait son manoir, appelé joliment  »Château des Bruyères », construit en 1590 par Jean de Cobreville pour son gendre Reiffenberg, premier seigneur de Morhet. L’histoire de la dynastie de ce dernier est intimement liée à celle de seigneurs de Cobreville, suite à des alliances, mariages et autres arrangements dignes d’une saga télévisée. En 1632, Christophe de Reiffenberg, un personnage aussi ambitieux que violent, vit tous ses biens confisqués par le roi à la suite de l’homicide perpétré contre son frère Jean au lendemain du mariage de celui-ci. Par la « grâce » de cette saisie publique,  un croquis du château fut dressé. Il s’agit là du dernier vestige, si ce n’est quelque fantôme hantant le Thiers aux Bruyères redevenu prairie..

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