VILLAGE DE SIBRET

vieux cimetière

Ce village important est le siège du doyenné. Il comporte, entre son noyau ancien autour du vieux cimetière et les axes routier et ferroviaire qu’il rejoint vers le sud, plusieurs propriétés et demeures cossues du XIXes. Dans l’ensemble, son patrimoine n’est plus représentatif.

Village situé à la séparation des bassins de la Meuse et du Rhin, Sibret est classé parmi les plus anciennes localités ardennaises.

Des fouilles archéologiques menées en 1898 sur le territoire de l’ancienne commune ont permis de découvrir 6 tombelles à inhumation où chacune contenait un squelette étendu accompagné d’objets d’hiver datant de l’âge du fer (2000 à800 avant Jésus-Christ).

En outre, le territoire de la commune est traversé d’Ouest en Est par l’ancienne chaussée romaine Reims-Cologne et dans l’autre sens d’Arlon à Tongres.

Sous l’ancien régime, 0Sibret est une ancienne seigneurie et dépendait administrativement de la mairie de Chaumont, celle-ci étant une copie presque actuelle, de la commune de Vaux-sur-Sûre.

La famille de Carcano fut la dernière famille seigneurale. Dans l’ancien cimetière de Sibret, on peut découvrir d’anciennes pierres tombales la concernant adossées au monument aux morts.

 

La Révolution Française amena sa réorganisation. Comprenant douze sections, l’ancienne commune de Sibret avait une superficie de de3.963 hectares.

Le 6 mars 1802, fut créé le canton de Sibret. Le notariat s’installa au sein de ce village. Celui-ci devint chef de canton avec création de justice de paix.

L’édification de la ligne de chemin de fer Bastogne-Libramont terminée en 1869 apporta un essor économique.

La commune se composait de deux paroisses : Chenogne et Sibret dédiées respectivement à St-André et St-Brice. Ces deux paroisses appartenaient au doyenné de Nives. Celui-ci fut transféré en 1920 à Sibret.

L’inauguration de l’église de Sibret eu lieu en 1866. L’église de Chenogne fut bâtie en 1888 à la suite du transfert de la cure de Mande-St-Marie vers Chenogne.

 

La construction du nouveau cimetière de Sibret remonte à 1903 tandis que l’ancien cimetière fut class par arrêté du Régent en dater du 25 février 1950.

 

Le cercle paroissial date de 1912.

L’école de la communauté française fonctionne depuis 1964.

L’école communale a été baptisée « Ecole Hector Rosier » en mémoire à un jeune sibretois qui, le 10 août 1914 porteur d’un brassard de la Croix Rouge, fut tué par un officier allemand alors qu’il portait secours à des blessés de l’armée allemande.

 

La seconde guerre mondiale fit beaucoup de victimes dans l’ancienne commune, principalement dans le village de Chenogne et ce dernier fut qualifié « de village le plus détruity de Belgique ».

En juin 1945, la reine Elisabeth effectua une visite aux sinitrés de la commune de Sibret.

 

Les préludes aux fusions des communes et ces dernières amenèrent divers changements administatifs. La justice de paix, transférés à Bastogne, cessa ses activités le 1 novembre 1970.

 

Quand à la gendarmerie, elle cessa ses activités au moins de septembre 1977. La poste quitta le village de Sibret où une halte fut maintenue. L’activité ferroviaire cessa complètement.

 

Sibret perdit le nom de canton au profit de Saint-Ode. Egalement, le village perdit le nom d’entité communale, celle-ci ayant eu comme dernier bourgmestre : Jean-Hubert Pékus. Bref, tous ces changements ont laissé beaucoup d’amertume dans le cœur des habitants de l’ancienne commune sibretoise.

Eglise paroissiale St-Brice.

 

Construction néo-gothique en moellons de 1863-1866. Tour ouest dans l’œuvre, pans coupés et pignons de maçonnerie sous la flèche, contreforts et transept important. Décor intérieur d’ogives.

 

 

  • Ancien cimetière. Envahi par la végétation au cœur même du village, là où s’élevait l’ancienne église, petit cimetière emmuraillé de plan triangulaire formant butte. Deux entrées successives depuis le XIXes, l’extérieure apparemment la plus jeune. Parmi les monuments funéraires éparses, remarquable croix funéraire en schiste ardoisier de Recht( ?) taillée après le décès d’Henri Noiseux du lieu, en 1741.

 

 

 

N°43. Ferme perpendiculaire de XIXes en moellons enduits et blanchis. Flanqué d’une annexe tardive au pied de son pignon, étroit logis à peine dominant à droite, éclairé par de grandes baies à encadrement calcaire de la deuxième moitié du XIXes. Trois cellules agricoles en prolongement, la première récemment transformée. Traces d’une ancienne entrée sous pignon gauche où l’angle antérieur est coupé. Toiture d’ardoises et de fibrociment avec croupettes.

 

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